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Choix du sujet de TFC/Mémoire : les erreurs à éviter

Choix du sujet de TFC/Mémoire : les erreurs à éviter

  • Catégorie: Article
  • Date: 17-12-2019

De cœur avec nos étudiants finalistes (G3 & L2) qui dès cette semaine vont commencer la rédaction de leurs travaux de TFC/Mémoire (le compte rendu sur les sujets proposés est à retrouver sur nos Valves physiques); notez que si la liberté est presque totale en matière de sujet de mémoire, il y a cependant quelques pièges à éviter : sujet déjà traité, sujet trop vaste ou sujet qui vous dépasse… Nos conseils pour contourner ces écueils.

I. Le sujet déjà traité

Dans le choix du sujet, le premier critère est l’originalité : certes, aucun domaine n’est vraiment vierge ou inexploré, mais tout n’a pas pour autant déjà été dit. À vous de renouveler l’approche du thème en l’abordant sous un angle nouveau.

Deux conseils si votre sujet a déjà été traité :

a. Affinez encore votre recherche

Vous pouvez concentrer vos efforts sur une piste intéressante qui n’aurait été qu’évoquée jusqu’ici. Pensez également à varier le corpus, le domaine d’application d’une théorie : élargissez votre propos à un champ plus vaste, proposez un mémoire comparatiste… Vérifier l’intuition d’un autre chercheur vous obligera à un travail personnel.

b. Renseignez-vous sur l’état actuel de la recherche

Il n’existe malheureusement pas de fichier national des mémoires. Ceux qui ont déjà été soutenus dans votre établissement sont en revanche généralement conservés et accessibles sur place. Pour les autres, les plus importants sont cités en référence dans les articles et les travaux de recherche.

c. Connaître les sujets des TFCs/Mémoire déjà soutenues

Pour éviter ce genre de mésaventure, il suffit de se renseigner auprès des enseignants ou encore de se connecter au portail de l’Institution.

II. Le sujet irréalisable

« Définissez un sujet faisable ».

a. Ne choisissez pas un sujet trop vaste

Votre étude doit pouvoir être traitée exhaustivement en une centaine de pages. Vous ne serez jamais assez pointu dans le choix de votre sujet. « Il faut savoir restreindre sa problématique, quitte à n’aborder que certains aspects de la question et à faire de son TFC/Mémoire une sorte d’"étude liminaire” qui devra être poursuivie en deuxième année de Mémoire ou master ou en thèse. »

On peut parfaitement mener en master une recherche délibérément aride, en réservant pour la thèse les éléments les plus juteux ou les plus novateurs.

Ne vous acharnez pas si le sujet est vraiment intraitable

Sachez renoncer à votre sujet si le corpus s’avère mille fois trop vaste pour une étude d’un an, ou en cas de documents absolument inaccessibles : « Il vaut mieux changer de sujet en catastrophe, même au mois de janvier, plutôt que de s’obstiner huit mois sur une question sans issue ». Cette solution ne doit cependant être prise qu’en dernier recours : ne confondez pas sujet irréalisable et découragement passager.

III. Le sujet fastidieux

L’envie, la motivation, l’intérêt sont décisifs pour mener à bien le travail difficile du mémoire, tout comme la maîtrise de la langue de la documentation récoltée.

Ne vous laissez pas imposer un sujet qui ne vous dit vraiment rien. Certes, il existe des étudiants bien disciplinés qui acceptent de traiter un sujet qui ne les tentent pas, mais généralement, quand on sait que l’on va travailler longtemps sur un sujet, on préfère le choisir soi-même.

Il est en effet impératif que votre recherche vous apporte du plaisir.

a. Ne vous lancez pas dans un sujet uniquement sur un coup de cœur

Il convient de procéder à des « sondages » préalables afin de vérifier que votre sujet est traitable. L’erreur consiste à croire que si l’on « aime bien » un auteur, on va pouvoir mener un travail de recherche sur son œuvre. On a en effet parfois bien plus de difficultés ou de scrupules à parler de ce que l’on aime.

Dans un mémoire, l’investissement personnel et affectif est de toute manière déjà très fort, car le travail est long et parfois pénible : si vous entretenez des relations passionnelles avec votre sujet, vous courez le risque de prendre tous les revers trop à cœur. Malgré votre profonde implication dans ce travail de recherche, souvenez-vous que le TFC/mémoire reste un exercice.

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